dimanche 26 octobre 2008

Polyphase

Le froid s'engouffre sous mon pull, plus assez chaud pour moi, pour ce corps épuisé. Epuisé par le monde, le quotidien, les habitudes. J'arrive à un stade où la maturité se doit d'être évidente, l'indépendance déjà acquise, la réflexion imposée. Mes cours me plaisent, ma vie me plait, mais parfois ce que je voudrais un peu plus près de moi ne l'est pas. Le mal du manque me prends souvent dans les rues de Paris, dans les bars, assise quelque part, je ne sais où. Le regard dans le vide, toujours.
Comme si je me forçais à espérer que le bonheur refera surface. L'évidence qui ne viendra peut être pas/plus. Le monde qui m'entoure se fait distant, sévère, indépendant. Je pourrais paraître égoiste dans mes propos, mais je n'ai franchement pas besoin de ça. La lumière s'est peu à peu éteinte. Les jours raccourcissent. Serais-ce la bonne période pour déverser tout le mal par ici? ...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

"deverser le mal" ?
si cela peut te permettre d'aller mieux, n'hésite pas !

Anonyme a dit…

Oooooh... je suis exactement comme toi en ce moment.
J'me laisse porter par les feuilles et le vent en attendant que ça passe...